The good, the bad ainsi que mes coups de coeur, voici l’objet de cet article.

Si l’on se balade dans un quartier qualifié de « upper middle class » aux États-Unis, on sera frappé par sa ressemblance avec Wisteria Lane. C’est cliché ok, mais c’est une comparaison inévitable et pour cause : c’est tellement vrai ! D’ailleurs quand on se balade à vélo dans son neighborhood, il y a toujours un Wisteria Drive ou une Wisteria Lane.

Lorsque l’on vit dans ce type de quartier, on réalise vite qu’il est paisible, idéal mais très cliché lui aussi : les seuls moments où vous devez ralentir c’est pour laisser traverser un écureuil, un bébé daim ou quelques wild turkeys. Les enfants jouent au basket dans la rue (chaque maison a son panier), les adultes promènent leur chien dès qu’ils rentrent du travail quand d’autres font leur jogging.

Les pelouses sont (bien sûr) impeccables. Et oui, quand on a les moyens on a une horde de landscapers qui s’occupent de l’entretien de la pelouse. Non, pas un jardinier, mais 4 ou 5 avec tout l’équipement : ils tondent, aspirent les feuilles, traitent les mauvaises herbes et en 20 minutes, c’est bouclé. Le quartier vit d’ailleurs au rythme des landscapers, qui sont la seule « agitation » qui vient interrompre la quiétude ambiante. Difficile néanmoins d’oublier que non loin de là, d’autres vivent dans des trailer parks, qui ressemblent à nos campings pour mobil homes, si ce n’est qu’on y habite toute l’année.

Mais quelles sont les différences pratiques entre les maisons américaines et les maisons françaises ?

Nous allons découvrir qu’il y a des choses que l’on pourra (en tant que Français) apprécier, d’autres que l’on appréciera moins, et il y a aussi des coups de cœur.

Ce que l’on apprécie le moins …

Quel que soit le type de maisons (Ranch, maison de type colonial, Victorian, Barn…), elles ont un point commun : leur ossature en bois qui présente deux risques majeurs: le premier, on le voit aux infos sans cesse quand on voit ce qu’il reste des habitations après une tempête ou un ouragan. Le deuxième : les incendies, fréquents.

Maison en bois Américaine

Maison en construction dans le Texas – PHOTO par Jackmata / CC BY-SA 3.0

Le manque de volets et les front yards ouverts sur la rue : c’est le deuxième point avec lequel on a un peu de mal lorsque l’on est Français, ce qui correspond à un manque de privacy (intimité) qui s’explique par l’absence de volets ainsi que l’absence de barrières ou de mur entourant votre propriété. En France, on aime se calfeutrer chez soi et on entoure la maison de thuya. Aux États-Unis, dans bien des cas, il n’y pas de séparation physique entre les maisons (ou quelques arbres parsemés). Et quand il y a des volets, ils sont décoratifs !

« Wisteria Lane », Studios Universal. Typique front yard ouvert sur la rue, fenêtres guillotine et pas de volets. – PHOTO par Pierre André / CC BY- SA 4.0

 

Un aspect pratique maintenant : bien souvent, les fenêtres sont des fenêtres guillotine, ce qui signifie qu’elles ne s’ouvrent pas vers l’intérieur. Difficile donc de faire ses carreaux extérieurs. On peut aussi employer une entreprise mais cela a un coût.

Pomme de douche : un autre endroit où l’on devra s’adapter, la douche ! Dans la plupart des hôtels ou des maisons plutôt cossues, on trouve des fixed shower heads, une pomme de douche fixée au mur ! Encore une fois, cela demande un temps d’adaptation.

The good …

Les suites parentales (master suite) : à nouveau on ne les trouve pas toutes les maisons, mais quel confort d’avoir sa chambre avec salle de bain « intégrée ». Tout est bien plus grand aux États-Unis, on le sait. Dans le domaine des salles de bain, le must est une douche pour deux personnes (avec deux pommes de douche !).

Les bug and mosquito screens aux fenêtres : voilà un truc qu’on devrait généraliser en France ! Pas besoin d’habiter en Floride pour trouver des fenêtres protégées par un écran extérieur qui empêchent les moustiques et autres insectes volant d’entrer. On peut dormir la fenêtre ouverte sans craindre les moustiques !

L’aspiration centralisée : elle consiste en un aspirateur central (réceptacle des poussières) généralement situé dans le garage. Il est relié à des prises d’aspiration situées dans chaque pièce. Ce système contribue à une réduction du bruit puisqu’il est concentré dans le garage. Pour le côté pratique, c’est comme utiliser un aspirateur balai (en plus puissant). C’est également plus léger que d’avoir à trainer un aspirateur (puisqu’on ne transporte le tube pour le placer dans la prise d’aspiration de la pièce que l’on souhaite aspirer).

Aspirateur généralement situé dans le garage – PHOTO par Pleasestand /CC BY 3 .0

 

Les boîtes aux lettres

Les boîtes aux lettres disposent d’un « drapeau rouge ». On le lève lorsque l’on souhaite signaler au facteur qu’il y a du courrier à prendre. Une lettre à poster ? Très simple, on y appose un timbre, la place dans votre boite aux lettres et le facteur se charge de la déposer à la poste.

L’élément rouge symbolise un drapeau que l’on lève quand il y a du courrier à prendre dans la boîte – PHOTO par Steeven / CC BY 2.5

 

Une question que l’on se pose d’emblée en voyant ces boîtes aux lettres est la suivante : comment fait-on pour les colis ? La version US Postal Service de la boite normalisée est trop petite pour accueillir des colis, les livreurs les laissent donc sur les marches de l’entrée, sous le porche ou dans le garage quand il est ouvert. Ceci évite de trouver un avis et de devoir aller chercher le colis à la poste. Sauf bien entendu si la signature est requise. Résultat : on ne va que très rarement à la poste ! On signale bien des vols mais ne n’est pas très fréquent (à nouveau, cela dépend du quartier).

Mes coups de cœur

Mes coups de cœur sont ces petits trucs qui contribuent au caractère accueillant des maisons.

Au-delà des drapeaux américains, on voit fleurir sur les maisons une multitude de bannières différentes selon les saisons : les banner flags, bannières décoratives installées à l’extérieur en signe de bienvenue. Elles changent selon les saisons : Halloween, 4th of July, etc. On arbore aussi les couleurs de son équipe favorite pendant la saison de football américain ou de baseball. Et que dire du porche, cet attribut tellement emblématique des maisons américaines. On y trouve des chaises Adirondack, des rocking chair ou encore une balancelle.

Un mat fixé sur une colonne du porche – PHOTO par Jessica Lewis / CC0

 

L’une de mes découvertes insolites aux États-Unis, est la Dining & Poker table, rencontrée dans plusieurs maisons d’adeptes de Texas Hold’em. Il s’agit d’une table sur laquelle on peut dîner mais quand on la retourne, c’est une (vraie) table de poker ! Différent et parfait si vous voulez peaufiner votre stratégie entre amis et devenir le nouveau Chris Moneymaker !

Et pour finir, mon élément préféré et de loin, le fire pit (littéralement « puits de feu ») ! C’est l’endroit où l’on se retrouve entre amis en été. Les restaurants et les hôtels ont souvent des fire pit(à bois ou à gaz) sur leur terrasse. On se retrouve autour du feu, pour un verre ou pour manger des S’Mores (biscuit-sandwich à la guimauve) autour du feu de camp. Le fire pit apporte de la chaleur (au sens propre comme au sens figuré), à l’image d’un poêle à bois à l’intérieur d’une maison.

Fire pit à bois – PHOTO par Pixabay / CC0

 

Si vous ne voyez pas de quoi je parle, regardez donc un épisode de Desperate Housewives !

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